PROPOS DISCRIMINATOIRE
D’UN JUGE DE LA COUR SUPÉRIEURE DU QUÉBEC
Qui
: Le juge Frank BaraquetteCour : Cour supérieure de Beauce
Cause : F. Morin vs D.Landry
Date d’audition : 14 janvier 2002
Numéro de la cause : 350-12-004814-970
Contexte : Demande de remise dans un dossier de changement de garde d’enfants.
La demande de remise est effectuée par la requérante suite à un accouchement par césarienne.
Extrait des propos tenus par le juge
(…)
Juge : C’est quoi la requête ?
Avocat : C’est une requête pour changement de garde. C’est ma cliente qui demande le changement de garde. Y’a pas de préjudice..
Juge Je comprend qu’il n’y a pas préjudice..,Est pas en santé pour se présenter en cour, êtes vous sûr qu’elle veut la garde?
Avocat : Elle me dit qu’au mois de février elle sera fixé…
Juge : Je vais vous poser une question. Est-ce que le 11 février ce n’est pas trop tôt ? Elle vient d’accoucher.
Avocat : Elle a accouché le 27 décembre. Le 11 février ça va faire un mois et demi
Juge : Qu’est-ce qu’à fait dans vie ?
Avocat : (hésitation) de… de… femme de maison, maîtresse de maison… elle a deux enfants..
Juge : Est-ce qu’elle a un emploi ?
Avocat : Non
Juge : Elle vit de quoi ?
Avocat : Elle vit de prestations de dernier recours.
Juge :
Elle accouche pis elle a même pas un conjoint..Avocat : Oui…
Juge : Non, elle vit de prestation de dernier recours…elle vivra pas de prestations de dernier recours si elle a un conjoint.
Avocat; C’est à dire qu’elle vit avec son conjoint. Y vivent de prestations de dernier recours.
Juge : Tou’é deux.
Avocat : Oui monsieur le juge.
Juge : P’is vous l’vôtre.
Avocate défenseur : B’en moi y travaille. Y’a un emploi.
Juge : Y travail. Est-ce que vous contestez sa capacité parentale ?
Avocat : Non, non, non.. on conteste pas sa capacité parentale.
Juge : Je va vous donner un remise, p’is pensez à votre affaire.
Avocat : ,,,
Juge :
C’est juste que j’essaie d’éviter b’en des problèmes à b’en du mondeAvocat : Soyez assuré..
Juge : Remise est accordée. Est-ce que c’est pro forma ou pas
Avocat : Pro forma au 11 février.
Juge : Pro forma au 11 février
Avocate; Je serai pas là le 11 mais…
Juge : Avez-vous une autre date pour le pro forma ?
Avocate : Pas aujourd’hui. Ça va aller. Ça va aller.
Juge :
Ça va aller. Votre part’naire va vous aider. C’est tout entendu les argumentsAvocate : rire
Juge : Ok.. excusez. Ca c’était Françoise Morin.
(…)