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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour publication immédiate
Sans vouloir se répéter, le FCPASQ et le Collectif pour un Québec sans pauvreté rappellent que le ministre a dabord menti en prétendant quil sagissait dune mesure visant les jeunes, et ce pour rallier lopinion publique à sa cause en nayant aucun scrupule à véhiculer lui-même le préjugé des jeunes assistés sociaux paresseux, lui le Ministre de la solidarité sociale. Mais avant tout, le ministre a refusé de suivre ce que lui dictait la loi visant à lutter contre la pauvreté et lexclusion sociale (loi 112) de par larticle 20 de cette dernière, qui stipule que : « 20. Chaque ministre, sil estime que des propositions de nature législative ou réglementaire pourraient avoir des impacts directs et significatifs sur le revenu des personnes ou des familles qui, selon les indicateurs retenus en application de la présente loi, sont en situation de pauvreté, fait état des impacts quil prévoit lors de la présentation de ces propositions au gouvernement. » « Ce nétait pas trop compliqué à faire. Quand on a des attachés politiques qui nous soufflent les questions que lon doit poser, les réponses aux questions que lon nous pose, et quon a des milliers demployés à notre solde, où est la difficulté de produire une telle analyse? Et quand on possède cette analyse et quelle explique le pourquoi de nos décisions, si les personnes en situation de pauvreté veulent en prendre connaissance, pourquoi, en bon démocrate transparent, la cacher aux yeux de tous? », sinterroge M. Bondo. Le FCPASQ offre lui-même deux réponses que le ministre pourra utiliser à sa guise: Soit le ministre na pas estimé que ses propositions pourraient avoir des impacts directs et significatifs sur le revenu des personnes ou des familles en situation de pauvreté, auquel cas il nest malheureusement pas apte à occuper son poste et devrait le quitter durgence avant de causer plus de dégâts. Soit il a en main la dite analyse, et dans ce cas refuse de la divulguer car elle allait à lencontre de SON projet, auquel cas Monsieur Béchard devrait apprendre que dêtre ministre ne veut pas dire recevoir un chèque en blanc pendant 4 ans et quon doit rendre des comptes et écouter les personnes visées par nos projets. Le FCPASQ a donc, en dernier recours, déposé en cour supérieure une requête en jugement déclaratoire concernant la modification au règlement de la loi sur la sécurité du revenu. Le Front Commun des personnes assistées sociales du Québec demande donc au tribunal de déclarer que :
Car, en plus, le Ministre a pris la peine dindiquer dans ce projet quil y avait eu analyse dimpact pour les entreprises. Cest à se demander qui sont ses réels employeurs. « Nous nallons pas accepter quune seule personne, une seule famille, voit sa situation empirer parce que les Libéraux au pouvoir nen ont que faire. Ils sattaquent à tout le tissu social et personne, sauf les amis du pouvoir, nest à labri. Quand je vous dis que vous avez approximativement un million de fois plus de chances de tomber à laide sociale que de gagner à la lotto 6/49, cest à dire une chance sur quinze, eh bien personne nest à labri! Cest aussi pour ça que lon se bat, au Front Commun.» poursuit M. Bondo. Ainsi, le FCPASQ avise encore une fois à lavance le Ministre Béchard quil en sera de même pour le projet de loi 57. Si, dici son adoption à lAssemblée Nationale, le Ministre ne produit pas danalyse dimpact pour les PERSONNES et les FAMILLES, il frappera encore une fois un mur. Rappelons en terminant cet extrait dune lettre adressée à lorganisme ATD-Quart Monde, datée du 8 avril 2003, soit 6 jours avant les dernières élections provinciales, lettre au sujet de la loi 112 visant à lutter contre la pauvreté et lexclusion sociale. « cette loi sinspire largement des valeurs de justice sociale qui anime laction politique du Parti Libéral du Québec. Cest dailleurs pour cette raison que le Parti libéral du Québec a appuyé la démarche du Collectif. Nous sommes fiers de notre participation aux travaux. Nous sommes fiers des améliorations significatives que nous avons proposées au projet de loi déposé en juin 2002, notamment de lajout dune clause dimpact et du principe dun barème plancher. Le chemin à parcourir est maintenant tracé par la loi. » Cette lettre était signée de la main de Jean Charest. Le FCPA |