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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour publication immédiate
À la clôture de la commission, jeudi dernier le 25 novembre 2004, lopposition officielle a confirmé, calculs à lappui, que le projet de loi 57 était si contesté que le ministre ferait mieux de le retirer. Le ministre a prétendu quant à lui quil avait la légitimité pour procéder. Le Collectif et le Front commun contestent le bilan du ministre et tiennent à rectifier les faits. Une volonté très claire de la majorité des présentations Le Collectif a procédé à une compilation des 61 présentations faites en commission sur une liste de 30 points en cause dans la réforme de laide sociale présentement en cours. Le tableau qui se dégage confirme la compilation présentée par lopposition officielle et fait ressortir une très forte majorité dinterventions exigeant notamment, dans lordre de fréquence des mentions :
«Le ministre na pas, suite aux auditions faites par la commission, la légitimité nécessaire pour procéder à la réforme de laide sociale quil propose, affirme Vivian Labrie, porte-parole du Collectif. Persister dans son projet serait hautement anti-démocratique. Sa réforme est une réforme toxique, alimentée par les préjugés, qui appauvrirait davantage les prestataires et qui retournerait le Québec à lère des régimes particuliers davant la première loi sur laide sociale de 1969. Sil veut vraiment changer de philosophie, il doit non seulement abolir les pénalités dès janvier, ce que tout le monde approuve, mais aussi écouter lexpertise citoyenne qui lui est offerte sur un plateau dargent.» «La position majoritaire entendue en commission contient ce quil faut pour avancer vers un Québec sans pauvreté et riche de tout son monde, poursuit Éric Bondo, porte-parole du Front commun. Elle rallierait une très grande partie des préoccupations exprimées en commission, ce qui nest pas le cas de la position du ministre. Il y a une loi anti-pauvreté au Québec. Le ministre le sait. Il doit sy conformer.» Des appuis multiples et variés à la position majoritaire Le Collectif et le Front commun tiennent à faire savoir que la position qui se dégage des auditions de la Commission est portée par des intervenants aussi majeurs que le Barreau du Québec et lOrdre professionnel des travailleurs et travailleuses sociaux du Québec. Au cours de la dernière semaine le Comité des affaires sociales de lAssemblée des évêques a tenu à apporter un appui sans équivoque à cette position. Une campagne dappui en cours par le Collectif et dont le résultat sera annoncé prochainement a reçu des appuis très variés, allant de celui de cinq paroisses de la Gaspésie à celui de la chaire «Approches communautaires et inégal |