Communiqué de presse


 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 
Pour publication immédiate


LE MINISTRE BÉCHARD PREND LE
PARI DE LA PRISON DE LA PAUVRETÉ (PPP)

Montréal, le 21 septembre 2004 – En réaction aux amendements réglementaires annoncés ce matin par le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, monsieur Claude Béchard, et qui permettront des économies 44 millions $ sur le dos des plus pauvres de notre société pour l’année financière 2004-2005, et de 220 millions $ sur une période de cinq ans, le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ) accuse ce dernier de violer la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, adoptée à l’unanimité en décembre 2002 par l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale, et de prendre le Pari de la Prison de la Pauvreté (PPP).

Selon le FCPASQ l’annonce du Ministre de couper, à compter de janvier 2005, de 50 $ ou 100 $ par mois la prestation d’un adulte en situation de partage de logement familial avec des parents sur le marché de l’emploi est en complète infraction avec la disposition de l’article 15-1 de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale qui obligeait le gouvernement à « abolir les réductions de prestations liées à l’application des dispositions de cette loi relatives au partage du logement et au coût minimum de logement » ainsi que l’article 15.2 obligeant le gouvernement à « introduire le principe d’une prestation minimale, soit un seuil en deçà duquel une prestation ne peut être réduite en raison de l’application des sanctions administratives, de la compensation ou du cumul de celles-ci. »

Pour le FCPASQ, les resserrements annoncées relativement à la possession d’avoirs liquides lors d’une nouvelle demande et pour les immigrants indépendants, violent l’article 15-3 de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale qui obligeait le gouvernement à « permettre aux adultes et aux familles de posséder des biens et des avoirs liquides d’une valeur supérieure à celle permise lors de l’adoption du plan d’action afin de favoriser l’autonomie des personnes ou pour tenir compte de difficultés économiques transitoires ».

Non seulement le gouvernement viole-t-il sa propre Loi mais en plus, selon le FCPASQ, il prend le Pari de la Prison de la Pauvreté (PPP). Pour le FCPASQ, le changement apporté à la règle d’admissibilité de l’Allocation logement qui présentement perme