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Votre logo Date Monsieur Sam Hamad Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale Objet : Appui
à la demande du Front commun des personnes assistées sociales du Québec de
mettre fin aux catégories «APTE» et «INAPTE» à l’aide sociale. Comme vous le savez, monsieur le
ministre, la crise économique actuelle aggrave la situation des personnes
assistées sociales et particulièrement la situation des personnes dites «APTES»
à l’emploi. En effet, selon la Société canadienne d’hypothèque et de logement,
entre 2000 et 2008, le coût moyen des loyers a augmenté de 27,6%. La situation
est d’autant plus alarmante lorsqu’on constate la flambée des prix des aliments
et denrées de base. Les banques alimentaires n’arrivent plus à répondre aux
besoins des personnes en situation de pauvreté, qui se font de plus en plus
nombreuses, et ce, malgré le vent de charité qui souffle sur la province. À ce
sujet, nous croyons essentiel de vous rappeler que la couverture des besoins
essentiels à l’aide sociale, dans un pays riche comme le nôtre, doit être
assurée par un filet de sécurité sociale financé en totalité par l’État
québécois. Toute personne devrait avoir droit à un logement décent, à une
nourriture équilibrée et à des vêtements adaptés aux saisons peu importe sa
condition sociale. C’est dans cette optique que la première Loi sur l’aide sociale, adoptée en 1969,
prévoyait un même montant pour toutes et tous, alors que des prestations
supplémentaires couvraient les besoins spéciaux (liés aux problèmes de santé),
qui étaient considérés à part. Nous vous demandons que ce système soit remis en
place. Il existe une loi adoptée à
l’unanimité par l’Assemblée nationale en décembre 2002, soit la Loi visant
l’élimination de la pauvreté et l’exclusion sociale au Québec. Par cette
loi, nous devions faire du Québec l’une des nations industrialisées avec
le plus bas taux de pauvreté d’ici 2012. Cependant, les personnes assistées
sociales catégorisées comme «APTES» à l’emploi par votre ministère
n’ont cessé de s’appauvrir depuis son adoption. En conséquence, ces personnes se retrouvent jour après jour en
situation de survie, de plus en plus isolées et il est impossible pour elles de
soutenir activement le développement de la société québécoise. Ces personnes
sont à risque d’itinérance et de développer de nombreux problèmes de santé
physique et mentale. Ainsi, selon le troisième rapport national sur
l’état de santé de la population du Québec, produit par le gouvernement en
2007, 20% des coûts de soins de santé sont actuellement causés par
la pauvreté.
Dans l’attente d’une réponse
favorable, veuillez accepter nos salutations les plus cordiales Signature Organisme DéputéE
de votre localité |