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Verbatim des propos tenus par
Sylvain Bouchard et ses co-animateurs, dans l’émission
«Bouchard en parle » sur les ondes de CJMF 93.3 FM:
Date : 11 septembre 2008 Durée de l’échange de propos rapportés: Environ 6 minutes et 5 secondes. VERBATIM Un auditeur a appelé pour demander à monsieur Bouchard une solution à son problème qui est le suivant : lorsqu’il se lève à 5h00 du matin pour aller travailler, la première chose à laquelle il pense c’est aux assistés sociaux qui ne se lèvent pas le matin. Ce à quoi, Sylvain Bouchard répond : « Ça c’est un vieux débat. Je sympathise avec vous, ça c’est un membre de mon club, qui se lève le matin et qui travaille fort… Mais j’ai une question là-dessus, on est en campagne électorale, parlant des B.S… qui sont aptes au travail, parce que je fais toujours la nuance, en général… Pourquoi est-ce qui votent ? Pourquoi est-ce qui ont le droit de voter? T’es un B.S… » (Interruption d’une collègue : « Ça c’est un débat délicat. ») Sylvain Bouchard continue : « tu travailles pas, tu paies pas une cenne d’impôt, tu fais juste recevoir, tu quêtes et on te donne, par charité, de l’argent chaque mois… Pourquoi tu décides de qui va gouverner ? Comment on va gérer le budget… qu’est-ce qu’on va faire avec notre argent ? Tu ne produis aucune richesse, tu ne donnes… tu donnes pas une cenne au gouvernement… Pourquoi est-ce que les B.S. votent ? Ça serait pas une bonne mesure ça d’abolir le vote des B.S. ? parce que oublies pas que…. » (Interruption d’une collègue : « mais ceux qui sont inaptes tu les laisses voter, ceux qui sont aptes tu les empêches de voter? ») S. Bouchard : « oui, moi les inaptes, je l’ai déjà dis… » (Interruption de la collègue : « mais ceux qui sont aptes au travail, pourquoi tu leur donnes du B.S.? ») S. Bouchard : « ben là… déjà en partant… » (Interruption de la collègue : « si t’es capable de délimiter, commence par ça… ») S. Bouchard : « Ben, Josey, c’est parce que le parti politique qui annonce des mesures plus sévères envers les B.S., automatiquement y en a 500 000 qui votent contre, y sont environ 500 000 au Québec. Tandis que si on leur enlève leur droit de vote… peut-être qu’il y a enfin un ministre qui va se dire : enfin le gros bon sens. Alors là les B.S. vous allez avoir droit à trois ans, cinq ans maximum, pis après ça, si tu travailles pas pis qu’il y’a des jobs, t’es pénalisé, on coupe ton chèque en deux… En passant ton chèque tu vas aller le chercher au bureau, on te l’envoye pu par la malle, on veut te voir la face… C’est des idées que chaque fois qu’on en parle, c’est pas nouveau, les gens semblent d’accord, mais, y’a aucun politicien qui va avoir les couilles pis le courage de dire ça pis d’appliquer ça, parce qui sait qui va perdre le vote de ces gens là automatiquement. Tsé le B.S. lui, quand même que y’é conservateur à mort, ça se peut un B.S. de droite… la journée qu’un conservateur y dit : j’va te couper ton chèque, y vient de perdre son vote, pis je le comprends tout-de-suite… Vous trouvez ça roff, mais je vais vous donner un exemple, pensez-y un peu . On est une famille, moi chu le père de famille, y’a ma blonde, trois enfants. On est assez serré, mais on arrive, ça va ben. Un moment donné, ça cogne à porte… un quêteux : moi j’ai pas une cenne, dans rue, j’travaille pas… Pourquoi ? Ah bof… Moi, chu un bon gars, j’ai un bon cœur : ok, c’est beau, m’a te donner une petite place dans le sous-sol en bas. Installes toi là, pis vis là, m’a te donner de l’argent un peu, pis de la bouffe… M’a te loger, pis je vas te nourrir… Je suis un bon gars… Un moment donné, moi, comme bon père de famille, je call une réunion, parce que je viens d’avoir un p’tit bonus, j’ai travaillé fort, fecque j’ai un p’tit 2 000 de côté, fecque faut qu’on prenne une décision… Alors, ma famille est autour de moi, et je dis : écoutez là, j’ai 2 000 piasses, qu’est-ce qu’on fait? Est-ce qu’on va rénover le sous-sol ou est-ce qu’on s’achète une piscine? Fecque, j’aimerais ça avoir le vote de mes enfants, ma femme, ma femme qui va décider… » (Interruption de la collègue : « T’es un bon gars… ») Réponse de S. Bouchard : « Ah, ben moi chu démocratie ! Qu’est c’est qu’on fait avec mon 2 000? Là c’est partagé, les kids aimeraient ça la piscine, ma femme aimerait ça qu’on refasse le sous-sol, parce que bon a dit : La piscine, c’est dangereux pis toute les voisins vont se ramasser là… Bref, on discute, on discute. Un moment donné, je passe au vote, ça adonne que c’est mon quêteux en bas qui lève la main, pis c’est lui qui décide à fin… Son vote devient majoritaire, pis lui là le 2 000 piasses qu’on a ramassé dans ma famille, y’a rien à voir là-dedans… Y’a pas donner une cenne là-dedans, c’t’un quêteux ! Fecque là évidemment, il vote pour rénover le sous-sol… y couche dedans… Rénoves donc le sous-sol, c’est moi qui tranche… Le quêteux! Ben voyons, personne ferait ça. On s’entend que comme bon père de famille, j’y dirais tu suite : toi eh ta yeule… Regarde, en tout respect, regarde on t’héberge dans le sous-sol parce que je suis un bon gars, pis je te nourris, j’te loge, j’t’écoeure pas… Ben quand vient le temps de décider où s’en va l’argent de la famille, tu te prononces pas, parce que t’es un quêteux que j’accepte chez nous, par bon cœur… C’est pas toi qui va décider si je m’achète une piscine ou ben si je rénove le sous-sol. Fecque finalement tu votes pas, c’est moi qui décides, tiens s’tune piscine, moi j’ai voté du bord des enfants, pis je vais m’arranger avec ma femme… Fecque c’est beau, la piscine. Au Québec, les gens qui sont sur l’assistance sociale depuis vingt ans, y’ont jamais travaillé, y’ont jamais payé une cenne d’impôts, y votent ! Fecque comment voulez-vous qu’un parti politique prône une réforme de l’aide sociale? Jamais. Je sais pas si ça c’est déjà fait… » (Interruption de la collègue : « Mais sont pas majoritaires en passant… ») Réponse de S. Bouchard : « Non, mais assez pour faire la différence parfois… Convaincu qui font la différence admettons entre un parti, comme les conservateurs, admettons qui vont trop loin sur…, mettons que l’A.D.Q. annonce une réforme majeure de l’aide sociale, si tous les assistés sociaux se braquent contre l’A.D.Q., c’est assez pour leur faire perdre quelques comtés, j’en suis convaincu… En plus, sont concentrés parfois à l’intérieur de certains quartiers plus défavorisés, c’est une réalité. » (Question d’un collègue : « Tu penses-tu que les assistés sociaux se mobilisent ? ») Réponse de S. Bouchard : « J’pense qui sont capables… » (Question du collègue : « Tu penses que oui ? Tu penses qu’ils sont assez interpellés? ») S. Bouchard : « On les voit dans les rues, on les voit dans rue assez souvent, c’est parce qu’y’ont du temps, eux, Hugo, y’ont beaucoup de temps… » (Réponse du collègue : « Non, non, je comprends qu’on les voit dans les rues, mais t’sé souvent ce sont des gens des organismes qui les représentent, accompagnés de certains d’entres eux, tu parles d’à peu près 500 000 assistés sociaux. Ce que je me demande moi, c’est juste, moi je l’ai pas là le taux de participation chez les assistés sociaux, mais… ») Interruption de S. Bouchard : « On le saura jamais, on le saura jamais… » (Commentaires du collègue : « ’après moi quand t’es pas [inaudible] »). S. Bouchard : « Moi, je pense qui votent. » (Réponse du collègue : « Je sais pas moi, quand t’es pas intéressé à travailler… t’es p’têtre pas intéressé à rien…Regarde là pfff, on s’en sacre là pis… » Interruption de S. Bouchard : « Y’ont l’temps en masse. Non mais je me pose la question moi, est-ce que ça existe des pays ? Est-ce que dans tous les pays du monde, est-ce que les gens qui travaillent pas, pis qui payent pas une cenne d’impôts, est-ce qui votent pareil ? » Commentaires du collègue : « C’est sûr que c’est un débat à faire. » S. Bouchard : « Je trouve que le débat on l’a jamais fait… » (Commentaire du collègue [ou de S. Bouchard]): « Mais c’est parce que c’est pas politically correct. » (Commentaire de la collègue : « C’est tellement pas politically correct… ») S. Bouchard : « Mais je m’en fous, vous n’écoutez pas une émission politically correct… » Commentaire du collègue : Tu t’affiches ouvertement… S. Bouchard : « Oui, absolument ». Coordonnées Noms des co-animateurs (Source : www.le933.com) : Josey Arsenault Hugo Langlois Jeff le Gardien de nuit (Cette personne n’a pas été identifiée clairement comme ayant tenu des propos dans la discussion rapportée dans ce verbatim.) Coordonnés de la station CJMF 93.3 FM: 1305, chemin Ste-Foy Québec (QC) G1S 4N5 Téléphone : (418) 687-9330 Télécopieur - administration: (418) 687-0211 Télécopieur – nouvelles et animateurs: (418) 687-1223 |