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Le Québec, un
exemple, vraiment? Le 10 décembre dernier, le Conseil national du
bien-être social du Canada publiait son rapport Revenus de bien-être social 2006-2007. Dans ce rapport, le Québec
est présenté comme un exemple quant à sa stratégie de lutte contre la pauvreté.
Sans nier que des avancées ont été faites pour certains ménages, le Front
commun des personnes assistées sociales du Québec et le Collectif pour un
Québec sans pauvreté tiennent à réagir à certaines affirmations publiées dans ce
rapport.
En effet, bien que les montants des prestations
d’aide sociale soient plus élevés au Québec que dans la majorité des autres
provinces canadiennes, il est faux de prétendre qu’il représente un modèle à
suivre. Par exemple, le rapport du Conseil indique qu’au Québec, seules les
familles monoparentales avec un enfant d’âge préscolaire ont des prestations de
l’État leur permettant péniblement de subvenir à leurs besoins de base. Pour
tous les autres ménages dont les revenus ont été étudiés, les revenus d’aide
sociale étaient absolument insuffisants pour couvrir les besoins minimaux. En
d’autres mots, ces prestations ne « couvrent qu’une petite partie des
nécessités de subsistance » (pp. 128 et 131).
Même si la situation est encore plus désastreuse ailleurs au Canada, des centaines de milliers de personnes assistées sociales vivent toujours avec des prestations qui les placent en état permanent d’insécurité alimentaire et de lutte pour la survie. Le Conseil souligne également qu’au Québec, la situation économique des personnes assistées sociales sans enfant s’est détériorée. Est-il réellement possible de citer le Québec en exemple lorsque l’Institut de la statistique du Québec évoque une augmentation de 91% du nombre de personnes qui fréquentent les banques alimentaires entre 1989 et 2007 ?
Amélie
Châteauneuf, Front commun des personnes
assistées sociales Robin
Couture, Collectif pour un Québec
sans pauvreté
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